SAPM : système d’aires protégées de Madagascar
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Accueil Population et conservation
| | | L’histoire du peuplement de Madagascar est encore bien incertaine mais on peut dire qu’au cours des siècles, les nouveaux arrivants sur l’île étaient constitués de petits groupes qui cherchèrent à s’établir sur un territoire vierge. En dehors de quelques lieux d’activité et d’échanges sur les côtes, le pays était inhabité. Ces petits groupes, à l’origine des 18 ethnies recensées aujourd’hui, étaient semi nomades et se déplaçaient au gré des saisons, des cyclones et des sécheresses ou bien des conflits entre eux. Ils tiraient leur nourriture du milieu et en changeaient lorsqu’il était épuisé. De cette époque, subsiste la pratique du tavy qui consiste à cultiver du riz sur brulis, technique productive que quelques années et redoutable pour le couvert forestier. Plus tard à partir du quinzième siècle, avec l’introduction des zébus depuis la côte africaine et le développement de la riziculture irriguée, ces populations commencèrent à se sédentariser et donc à s’approprier un territoire. Si la notion de conservation, comme d’ailleurs partout dans le monde, est récente à Madagascar, cela ne signifie pas que les anciens n’eurent aucun soin de leur environnement. Une des méthodes imaginée fut l’instauration de fady (tabou). Si ces fady, transmis de génération à génération de façon orale ont une origine quasi divine, inspirée aux anciens par le dieu créateur, ils répondent souvent à des préoccupations bien concrètes. Il est souvent « fady » d’uriner près du tamarinier où le village passe sa journée… | | Dans un village de la côte est, on raconte qu’un homme tua un jour à coups de bâton un lémurien. La pauvre bête eut le visage écrasé. Quelques jours plus tard le fils de cet homme eut une grave maladie oculaire, on décréta donc « fady » la capture de cette espèce de lémurien. Dans le sud du pays la consommation de viande de tortue, proie facile, est interdite. Ce fady relève probablement, en partie du moins, de considération écologique, la préservation de l’espèce. Il en est de même pour la pêche de certains poissons autorisée qu’un jour par semaine. Dans le même ordre d’idée, le prélèvement de ressources naturelles est interdit dans certains lieux sacrés. Au début du dix neuvième siècle le roi Andrianapoinimerina interdit la coupe de bois dans la forêt sacrée d’Ambohimanga, lieu d’où il amorça l’unification de l’Imerina. Plus tard il décréta les premières lois qui régissaient l’exploitation forestière pour des raisons sans doute aussi patrimoniales qu’écologiques. Aujourd’hui encore les difficultés économiques nuisent aux efforts entrepris pour protéger l’environnement. Si les aires protégées permettent de maintenir la biodiversité, elles suppriment des ressources aux populations riveraines. Il fallut donc leur fournir d’autres sources de revenus (gestion et développement des zones périphériques, écotourisme etc.…). Les habitudes socioculturelles perturbées par ces nouveaux arrangements nécessitent de l’information, éducation, communication. On commence à parler de développement durable. Pour compléter cette rubrique, on peut imaginer un historique des parcs nationaux malgaches et un ou deux récits des relations entre un parc et sa population riveraine. | |
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Marché public et recrutement
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