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 L'express de madagascar du 20-02-2010 Aina Christophe Rakotoarisoa « De la sévérité pour stopper le trafic de bois de rose »
Le directeur régional de l’Environnement et des forêts de la région Sava précise les actions pour préserver les parcs. Est-il exact que les coupes et les exportations illicites de bois de rose continuent ? - Nous avons mis en place un système de contrôle permanent avant l’empotage et l’embarquement des conteneurs sur les bateaux au port de Vohémar. Cela se fait en collaboration étroite avec les autorités locales, le Task Force et les agents de l'Environnement et des fôrets, ainsi que la direction centrale du ministère. Donc je peux vous dire que les exportations illicites se sont arrêtées. Concernant les coupes illicites dans les parcs, nous travaillons également avec l'équipe du Task Force dans la protection et la maîtrise de la zone d’accès. Nous appliquons la loi en vigueur contre les personnes essayant de continuer à couper ou de transporter du bois à l'exterieur des parcs. Certaines sont en prison à l'heure actuelle.
Dans quel état se trouvent les réserves victimes d’exploitations sauvages ? - Nous ne possédons pas encore les états des parcs après ces exploitations causées par l’évènement de l’année dernière. Nous nous occupons d'abord de l'exportation des bois appartenant aux opérateurs agréés et qui ont honoré les obligations financières décrites dans l’arrêté interministériel n° 38244 du 21 septembre 2009. Par contre, le Madagascar National Park a des éléments sur l’état des ressources dans les parcs, car il est le responsable direct de la protection et la gestion des parcs nationaux à Madagascar.
On parle de l'existence d'un véritable réseau. Pensez-vous pouvoir en arriver à bout ? À mon avis, il s’agit plutôt d’une recherche d’intérêt et d’énormes bénéfices en jeu dans cette filière. Pour arrêter ce fléau, il suffit d’appliquer les lois et de donner des sanctions sévères aux gens qui ne les respectent pas. La stratégie à mettre en œuvre est d’accentuer la sensibilisation de la population sur les lois en vigueur sur les exploitations des ressources naturelles, l’amélioration du système de suivi et de contrôle, à travers une base de données bien fournie et mise à jour, ainsi que le renforcement du nombre d’agents déployés sur le terrain.
Estimez-vous que la situation est maîtrisée à l'heure actuelle ? - Je pense qu'il y a un retour progressif à la situation légale concernant l'exploitation de la ressource forestière. Mais des actions sont toujours en cours et nous verrons ensemble les résultats.
Propos recueillis par Mahefa Rakotomalala Date : 20-02-2010 |