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Le Ministre de l’Environnement et des Forêts, le Général Raveloharison Herilanto, a effectué une visite du centre international de recherche et de formation dans la valorisation de la biodiversité (Centre Valbio) de Ranomafana ce vendredi 23 juillet 2010 et par la même occasion, a mené des séances de travail avec les autorités locales dont le Chef de Région de Vatovavy Fitovinany, le Chef district d’Ifanadiana, les maires des communes rurales de ce district, …, les représentants du Madagascar National Parks, les directeurs régionaux de l’environnement et des forêts des régions de Vatovavy Fitovinany et de la Haute Matsiatra. .
   Le parc Le parc national de Ranomafana se trouve dans ces deux régions et est le lien entre le Sud et l'Est par le couloir forestier qui le relie au Parc National Andringitra. Ce parc est connu pour sa station thermale de Ranomafana qui permet des traitements curatifs. Classé Patrimoine Naturel Mondial de l’Atsinanana en 2007, Ranomafana, un parc tout en forêt, s’étend sur 41 601 ha et abrite une grande richesse en biodiversité endémique mais en danger. Le parc est aussi le réservoir génétique de certaines espèces végétales rares et endémiques : 115 espèces d’oiseaux dont une trentaine d’entre elles sont des espèces strictement forestières, 90 espèces de papillons, 98 espèces d’amphibiens, quelques espèces de poissons, et 62 espèces de reptiles : caméléons, lézards. La forêt de Ranomafana est une forêt pluviale. Avant la création du parc, cette forêt était exploitée. Aujourd’hui, seules les parties éloignées de la route sont encore considérées comme de la forêt primaire et catégorisées comme noyau dur.  Le centre de recherches Géré par MNP, le parc a été créé en 1991 en tant que résultat direct de la découverte du grand hapalémur que l'on croyait éteinte et le cœur du travail du centre Valbio est la conservation de l'habitat en bambou pour assurer la conservation à long terme des lémuriens. Bien que Madagascar est riche en espèces de bambou, de l'habitat en bambou est très limitée, se distingue particulièrement des bambous géants, qui sont importants pour les lémuriens d’autant que les bambous sont largement utilisés par les populations locales: pour la construction (toitures, panneaux, des échafaudages, tissé murs, parquet), de l'eau (tuyaux), la pêche, les meubles, et des paniers. Parmi les plantes qui vivent dans les forêts, beaucoup sont utilisées à des fins médicinales, certains d'entre eux sont des plantes carnivores ou des orchidées et font l’objet d’études particulières. Afin de sensibiliser la population à l'environnement naturel et la biodiversité, Centre Valbio a développé divers programmes dont la création de clubs de conservation, un forum pour les jeunes. Ecotourisme et développement Les espèces d'oiseaux endémiques sont l'une des attractions touristiques du Parc National de Ranomafana. Lors des séances de travail menées par le Ministre de l’Environnement et des Forêts avec les autorités locales, d’une part, les opérateurs économiques et le MNP, d’autre part, l’exploitation aurifère illicite dans le parc a souvent été évoqué et a des impacts négatifs sur le développement de l’écotourisme dans cette localité de Ranomafana qui vit en grande partie des mannes de ce secteur économique. En tout cas, depuis la création du parc, le développement est réel : 12 000 touristes en 2009, et ce malgré la crise - dont 48% sont des français, 25% des malgaches et 12% des italiens -, 14 hôtels, hausse de la production agricole due à la demande, faible taux de chômage (les jeunes sont guides ou employés d’hôtels), un taux de reboisement très élevé, abattoir, bibliothèque et marché réhabilités, … Mais la commune de Ranomafana veut davantage pour financer la construction ou la réhabilitation des infrastructures locales: 50% des entrées du parc et le Ministre Raveloharison Herilanto a promis d’apporter son soutien dans l’étude de ce cas. |